En Août dernier, avec plusieurs amis nous avions l’intention d’aller passer quelques jours au bord de la mer. Souhaitant être rapidemment au bord de la mer, nous avions choisi comme destination Busan, plus précisément Haeundae beach. Extrêmement facile d’accès depuis Seoul Station, le KTX (le TGV coréen) nous a enmenés à Busan en trois heures. Comme il y a plusieurs trains par heure, nous n’avions pas besoin de réserver à l’avance des tickets ce qui change de la SNCF !
Arrivés à la gare, on a le choix soit de prendre un taxi pour 20.000 wons environ et selon la circulation, on arrive à Haeundae beach après une demi-heure ou une heure de route, soit de prendre le métro (ligne 2) et là il faut compter également une d’heure. Ce qui fait qu’en 4-5 heures on peut quitter Seoul, mégalopole, pour se retrouver à la plage!
Je n’étais pas retournée à Haeudae depuis 6 ans et dès mon arrivée, j’ai été surprise par toutes les constructions, principalement des hôtels qui sont apparues depuis. Comme le temps était encore relativement ensolleilé, la plage et les rues grouillaient de monde alors qu’en 2004, Haeundae ressemblait à une station balnéaire désertée.
Haeundae est devenue très prisée, c’est un phénomène de mode et en Corée, tout fonctionne dans le mimétisme, la ressemblance et l’apparence. Tout porte à croire que le coréen ne sent bien que s’il fait exactement la même chose que son voisin. Néanmoins, les coréens m’ont toujours impressionnée par la rapidité à laquelle ils reproduisent le même chose, en l’occurence ici des motels et des hôtels pour accueillir des milliers de coréens. Leur faculté d’adaptation est également incroyable, tout du moins en apparence.
Pour le logement, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Les grandes hotel sont situés sur le front de mer. Lorsqu’on s’enfonce dans les petites rue, on peut aussi trouver des motels à des prix bon marché entre 50.000 et 100.000 wons. Il existe aussi un hôtel le sunset business propre, confortable et bien situé qui ne donne pas directement sur le front de mer mais d’où l’on peut quand même avoir vu sur la mer de certaines chambres. L’avantage est que le prix d’une chambre est plus abordable que les hotels de luxe et s’élève à environ 150.000 wons en haute saison.
Le soir lorsque nous nous sommes promenés, la mer commençait à être noire et déchainée. Des agents de sécurité sifflaient à chaque fois qu’une personne s’approchait trop près de la mer, même s’il n’y avait objectivement aucun danger à tremper ses pieds dans l’eau. Mais les coréens obéissaient et n’essayeaient pas de perséverer lorsque le coup de sifflet retentissait.
Le lendemain, nous sommes restés quelques temps sur la plage à regarder la mère se déchaîner mais surtout le spectacle s’étendait aux coréennes pour lesquelles le typhon n’avait rien enlevé à leur coquetterie. Dans un prochain post, d’autres photos montreront que même en tenue de plage, les coréens et les coréennes sont hyper stylés…
sobong












A l’occasion du
Le second film m’a particulièrement interpellée. A la fois expérimental et peu conventionnel, «M» déborde d’innovations techniques. Le spectateur est littéralement plongé dans la psyché d’un talentueux écrivain qui souffre du syndrome de la page blanche. Tout au long du film, nous voilà embarqués avec lui dans une odyssée intérieure afin de comprendre les raisons de cette panne d’inspiration. On finit par ne faire plus qu’un avec son désarroi et on en vient, tout comme lui, à mélanger rêve et réalité. Il apparaît progressivement que le héros est hanté par le souvenir de son premier amour qu’il a cru pouvoir oublier. Mystère de la mémoire, du refoulement et des conséquences que cela peut avoir sur le présent. Le cinéaste coréen filme avec brio la cartographie mentale d’un être qui tente de résoudre un dilemme dont il ignore l’origine et qui le paralyse.
Allen Choi(ce). N’oubliez pas ce nom, il pourrait bien vous tenir compagnie lors de vos futures soirées hivernales. Elevé par une tante acariâtre à la mort de son père, adolescent rebelle puis étudiant raté, Allen est désormais bodyguard pour les grands pontes de la Silicon Valley. C’est un animal solitaire qui conduit sa vie sans véritable direction, entre apathie et spleen existentiel. Mais le dézinguage de son collègue Paul Baumgartner le tire brusquement de ce qu’il nomme « l’illusion inertielle ». Avec l’aide d’une jeune journaliste aux dents longues, notre anti-héros entreprend de faire toute la lumière sur le meurtre de son binôme. Cette enquête menée tambour battant le plonge progressivement dans les méandres de son propre passé, un passé bourbeux dont les plus noirs secrets vont se révéler les uns après les autres.
Début Octobre, l’association
J’ai été particulièrement impressionnée par une magnifique statue en fonte de fer dorée représentant l’image d’Avalokiteshvara aux 1000 bras et 1000 yeux de l’époque de Koryo (Xème et XIème siècle). Les 43 mains de la statue portent chacune un attribut différent. On peut donc y découvrir un joyau qui symbolise sa propre illumination mais aussi une fleur de lotus, image de la pureté de son corps, de son esprit et de sa parole. Curieuse de connaître la signification de ces multiples bras, j’appris plus tard que l’Avalokiteshvara est le bouddha qui regarde les hommes avec compassion. C’est ainsi qu’il possède entre deux et mille bras avec un œil dans chaque paume de la main pour veiller sur les êtres vivants et prendre soin d’eux.
Pour les amateurs de Bouddhas aux mille bras, on peut également contempler un autre Avalokiteshvara dans la section chinoise dont je n’ai pu m’empêcher de prendre une photo bien que cette pièce ne soit pas coréenne ! Outre tous ces Bouddhas, les trois salles dédiées à la Corée nous donnent un bel aperçu de l’art coréen car on peut y contempler aussi bien des statues, peintures, paravents, meubles que des masques, sans oublier la céramique (céladon) .




















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